Expériences de Médias Participatifs

 

Nous publions dans  cette page les informations et  textes relatifs aux projets participatifs de télévisions locales associatives, web tv,   démarches audiovisuelles.

 

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Notre Web TV Moteur ! est en ligne depuis décembre 2007.


fédération des Vidéos et Pays de Quartiers

Réunion nationale des Vidéos de Pays et des Quartiers

 

Notre association a participé, les 16 et 17 octobre, à Niolon (13), au séminaire organisé par la Fédération des Vidéos de Pays et des Quartiers. qui proposait de développer des pratiques autour du "tourné –monté"  et de la mise en œuvre de « plateau télé participatif ».

 

C’est une fédération dynamique qui rassemble environ 25 structures, la plupart associatives, de différentes régions (dont 8 en Region PACA) qui expérimentent des télés participatives (ou du moins des plateaux télés).

 

Notre association est désormais membre du Conseil d’Administration. Nous avons envie d’échanger et d’y faire partager l’idée que "l’audiovisuel participatif " peut aller au-delà de l’expérimentation de "télés participatives « notamment dans des actions liées aux pratiques cinématographiques" (ateliers vidéos documentaire).

 

Pour en savoir plus Voir le site vdpq.org

 

reunionPhotos du séminaire de la Fédération des Vidéos de Pays et de Quartiers



 

Photos

 

 

 

Le Collectif des Medias Libres et Solidaires en PACA

et pas que

 

Le collectif est né en 2006 à Marseille après l'échec de la candidature pour la création d'une télé associative sur Marseille (Tvasso, non retenue par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel). Il se réunit 2 à 3 fois par an à l'Equitable Café (prés de Notre dame Du Mont 13006)

Il est composé de structures de l'audiovisuel, de radios, de la presse écrite, de l'internet !

 

Images et Paroles Engagées, Primitivi, l'APEAS, Access Equilibre, Marsnet, Airelles vidéo, journal CQFD, L'âge de faire, La Dynamo, du journal Le Ravi, le Village des Facteurs d'Images, du journal Marseille la cité, la web tv Moteur ! , O2 Zone TV, Radio Grenouille 888, du journal Ventilo, Yeba -Portail des associations de PACA, [Vibrisse], Tabasco vidéo , l'image comme outil d'expression, SPIP, le collectif Cailloux, Salades Nicoises, Mille Babords, B.A.balex, Kollectif Nawak, la FVPQ., Radio Galère

 

Son objectif ?

 

Il est pluriel, il est porté par chacun d'entre nous (voir article de presse APEAS)

Mais c'est un lieu d'expérimentations, à Marseille mais aussi à Nice, pour monter d'autres images, une autre information et pour produire ensemble certains événements nourris de projections.

 

Evénements organisés :

 

En janvier 2008 à l'Embobineuse : soirée débat projection : Françafrique : Noir Silence avec TV Nomade

En mars 2008 à l'Embobineuse : soirée débat-projection avec l'association KOKOPELLi : vs death company sur les semences , la mal bouffe

En mars 2008 à l'Embobineuse : soirée débat projection :Tous en cabane ? Techniques d’évasion

En décembre 2007 à l'Embobineuse , 2ème soirée des médias solidaires

En avril 2007 au Daki-Ling: 1ère soirée des médias solidaires

Le collectif a édité 2 dvd sur ces 2 soirées de 2007

 

( En savoir plus sur le collectif, voir le numéro spécial de l'APEAS )

pour plus d'infos, allez sur le site

http://medias-solidaires.net/

 

 

Les propositions de Teletambores

(télé associative, dans la banlieue de Caracas , au Venezuela)

 

Propositions pour une télé libre

 

 

1.Contre la déification des marchandises, voir ceux qui la produisent, contre l’invisibilité des travailleurs, entrer dans les lieux de travail partout ou la caméra reste interdite

2 Contre le découpage du réel en thèmes de documentaires et en grilles de programmes, se préoccuper d’abord de l’unité en mouvement du réel  et de ce qu’il nous dit à chaque instant

3 Explorer les autres dimensions d’un conflit, d’une lutte, contre la division du secteur populaire, renforcer leurs liens de solidarité en montrant leurs intérêts communs

4 Contre l’information ponctuelle et sans lendemain, développer le droit de fuite

5 Contre l’ambiance répressive, refaire le lien entre nous, vaincre notre peur à sortir de chez nous, réoccuper la rue

6 Au lieu de couper la parole, écouter les solutions qu’apportent les gens, les réunir et les comparer écouter la mémoire de la lutte populaire, Au lieu de noyer les gens dans le silence, déchirer ce silence.

7 Au lieu d’exporter des miss et du pétrole, exporter des sentiments, au lieu de faire des images de la misère, montrer des images de gens luttant contre la misère

8 Arracher  la culture populaire  au musée du folklore, entendre ces messages de changement, ces forces de libération. Contre l’ordre fait nature, chercher les questions qui font trembler  sa mise en scène

9 Voir comment s’écoule le temps de la vie, loin de la course contre le temps,, retrouver le temps comme matière première des images.

10. Contre l’américanisation, décoloniser les images, par exemple, ré apprendre à suggérer l’amour  au lieu de le montrer

11 Contre la violence faite à la femme, rendre la femme visible

Une méthode :
Filmer pas à pas, dans la rue, là où se déroule la vie, là où peut se nouer la participation, de rue en rue, de quartiers en quartiers, les liens entre les êtres et les choses, se sont les gens qui les désignent. La matière première, c’est la discussion avec les gens, l’instinct de solidarité Refuser de centrer l’image c’est penser qu’un regard renvoie toujours  à un autre, que rien n’est fixé d’avance. ,
Faire ensemble une télévision, c’est un mouvement d’organisation. Voir c’est s’organiser, se mobiliser, dialoguer
Lentement s’approcher des gens,  rompre la distance, c’est,  rompre la peur de s’unir, la peur de la liberté. Ce n’est plus le documentaire comme marchandise thématique, c’est le point de vue né de la discussion et des expériences de tous. Ainsi comme le documentaire a joué un rôle d’innovation par rapport au cinéma, la télévision libre peut réveiller   le langage à son tour

Au fond la télévision libre ne devrait pas être un renversement systématique de la télévision dominante, mais la découverte de résistances qui viennent d e partout, pour les réunir, les renforcer. Telle serait la tache, par excellence de la télévision libre. S’appuyer sur les éléments les plus progressifs de la culture populaire, pour les multiplier, leur donner une résonnasse majeure, et enraciner lentement une nouvelle forme de vie.

La télévision est un rêve éveillé, un rêve en mouvement, qui en entraîne d’autres, un rêve qui emporterait  chacun au-delà de soi, ver un soi qui s’appelle Coumbe, terre libre

Thierry Deronne

 

 

Appel des télévisions associatives pour un véritable pluralisme audiovisuel


Depuis la loi, votée en 2000, reconnaissant les télévisions associatives indépendantes, aucune d’entre elles n’a été autorisée par le CSA à diffuser par voie hertzienne de façon permanente, en analogique comme en TNT, au plan local comme au niveau national.


Les nombreux programmes produits par le Tiers Secteur Audiovisuel (TSA) restent à ce jour quasiment inaccessibles au grand public, conduisant ainsi à une censure de fait. Aucun espace n’est laissé à l’expression directe de l’engagement associatif et citoyen, qui est pourtant une composante essentielle de l’activité culturelle et sociale
.

De plus, un an après le lancement de la TNT, aucune télévision locale n’y est présente et aucun Appel à Candidatures les concernant n’est en cours.


Les promesses faites à partir de 1999 en faveur des TV locales (aussi bien associatives que commerciales et publiques) se rétrécissent comme peau de chagrin : des 6 canaux locaux prévus à l’origine en TNT, le CSA en est venu en 2005 à ne plus réserver qu’un seul canal. Que va-t-il rester pour les télévisions associatives face à l’appétit commercial des grands groupes pour la TV Mobile et la TVHD et face au droit de préemption de l’Etat en faveur des chaînes de France Télévision, sachant que les nombreuses télévisions locales analogiques de la Presse Quotidienne Régionale bénéficieront d’une reprise automatique en TNT ?


Au regard de la place et du rôle de la télévision dans notre société, il ne peut y avoir de démocratie réelle sans démocratie audiovisuelle. L’existence de chaînes associatives participatives est indispensable à la libre expression de la diversité des courants de pensée, d’opinion et de création, à la liberté de l’information en tant que droit d’informer et d’être informé.


C’est pourquoi, les signataires en appellent aux pouvoirs publics et aux responsables politiques pour qu’ils créent au plus vite les conditions d’exercice du pluralisme télévisuel, en faisant toute sa place au Tiers Secteur de l’Audiovisuel.


Les télévisions associatives demandent :

- L’extension aux télévisions associatives du Fonds de Soutien aux radios associatives par une augmentation du montant et de l’assiette (grands médias et hors médias) de la taxe sur la publicité qui alimente actuellement ce Fonds.
- L’obligation de transport gratuit des télévisions associatives par les distributeurs privés commerciaux du câble, du satellite, de la TNT, de l’ADSL et de la téléphonie mobile.
- Des Appels à candidatures spécifiques du CSA réservés aux télévisions associatives pour que leur soit attribué un quota équitable de fréquences analogiques et numériques au plan local, régional et national.
- Une réforme du CSA, et plus particulièrement du mode de nomination de ses membres, pour qu’il devienne réellement représentatif et au service du pluralisme.

Dans le cadre des Etats généraux pour une information et des médias pluralistes, les Télévisions associatives se réuniront :
- à Marseille, du 5 au 8 mai 2006 : Rencontres nationales des médias associatifs et indépendants,
- A Montreuil-sous-bois pour une réunion de création d'une structure commune aux médias du tiers secteur
Dimanche 1er octobre 2006, de 9h30 à 19h - Immeuble de la Cgt salle 13. 263, rue de Paris - 93100 Montreuil-sous-Bois



Liste des premières structures signataires (au 10 mai 2006) :

Acrimed (Action-Critique-Médias), Addocs (Association pour la Diffusion de Documentaires Scientifiques, Lyon), Airelles Vidéo (Aix-en-Provence), Aldudarrak Bideo (Pays Basque), Canal Nord (Amiens), CanalGarlaban.tv (région d’Aubagne), Canal Ti Zef (Brest, Bretagne Ouest), Corali (la coopérative des radios libres), Couleur Cantal, Découvertes, librairiemobile.org, Fréquences Libres (le journal des radios libres), Greta du Velay (Puys en Velay), Images et Paroles Engagées (Marseille), Les Pieds dans le PAF, Maillebois TV (Longuenesse, Pas de Calais), Moteur (Web TV de Marseille nord), Objectif (Châteauroux), Observatoire Français des Médias (OFM), Ondes Sans Frontières (OSF, Paris), O2Zone TV Marseille (Airbel, La Garde, Consolat Mirabeau, Roy d’Espagne, Aix-en-Provence), Pacavision (Marseille), Placenet.net.fr, Primitivi (Marseille), Revue Murmure, Télé Riv’ Nord (Saint Denis), SPID (Soutien à la Production Indépendante de Documentaires, Aubagne), Télé Bocal (Paris), Télé Combrailles (Puy de Dôme), Télévision Générale Brestoise (TGB), Télé Millevaches (Plateau de Millevaches), la Télévision Paysanne (Lyon), Télé Plaisance (Paris), Trégor Vidéo (Côte d’Armor), TLC (Télévision Locale de Chateauroux), TVasso (Marseille), TV Bruits (Toulouse), TV Caux (Web TV, Fécamps), TV Partage (Marseille), Vidéon (Evry, Ile de France), Zalea TV.


Les signatures sont à envoyer à appeldemarseille@etats-generaux-medias.org

Acrimed, 17 avenue des Sycomores - 93 310 Le Pré Saint Gervais. Tel : 06 21 21 36 13 - acrimed@wanadoo.fr

 

 

Petite histoire brève des télés locales à Marseille

 

Jean-François Debienne - septembre 2005

L'idée d'un projet concret d'une télé locale associative à Marseille est né en mai-juin 2000 lors de réunions organisées par un journal aujourd'hui disparu : Taktik (hebdomadaire culturel gratuit) avec des gens venus du théâtre, de l'audiovisuel, qui travaillaient sur le web, des journalistes indépendants. Il y a eu ensuite une première expérience de télévision temporaire (autorisée par le CSA) avec l'aide des copains de Primitivi en septembre 2000 lors de la Fête du plateau.

Plusieurs expériences étaient en cours à Paris, Zaléa TV émergeait et une loi autorisait désormais l'ouverture des moyens de diffusion au monde associatif. L'association Protis, porteuse du projet Protis TV est née en janvier 2001. J'en ai été un des responsables. Protis a attendu l'appel d'offre du CSA pour Marseille. Il a beaucoup tardé et Protis s'est un peu usée à faire des projections publiques. En attendant, un collectif plus large, T.V.Asso a repris l'idée et a répondu au fameux appel d'offre fin 2004. Entre temps, O2Zone TV est née à Airbel (11ème arrondissement de Marseille). Elle est gérée en partie par les habitants d'Airbel avec l'aide du centre social et de la Politique de la ville.

Le verdict est tombé ce printemps sur 8 projets finaux dont 3 associatifs. C'est un projet commercial qui a été retenu : TV7, aujourd'hui nommé LCM. Un projet soutenu par La Provence, la Caisse d'Epargne, le groupe AB sous le regard bienveillant de la mairie de Marseille.

Cette télévision émet depuis septembre sur le canal hertzien et chacun peut la capter facilement (bassin d'écoute potentiel estimé à 1,2 millions d'habitants).

Chacun jugera mais elle semble peu originale et cherche trop "à faire du FR3".

A quand la suite ?



IPE est membre et adhère à la charte de ces deux télévisions locales :

Protis TV logo_protis   

 

T.V. asso logos_tvasso La télévision participative marseillaise

 



 

Communique de T.V.asso - juillet 2005

 

LETTRE OUVERTE AUX MARSEILLAIS

 

 


Texte d'IPE-sept 2005


Depuis 2 ans, nous réalisons de petits reportages (moins de 15mn) que nous avons « mixés » sur des cassettes VHS (Nos regards sur Marseille 1,2 et 3) disponibles au public dans différentes vidéothèques de Marseille. Certains ont été diffusés sur une télé locale (Zalea TV à paris). Nous pensions pouvoir contribuer, entre autres, avec ces sujets au démarrage d'une télé locale associative à Marseille (Protis TV puis Tvasso).
Mais le CSA en a décidé autrement sur Marseille.
Il n’y aura donc pas de télés locales associatives à Marseille.
Mais nous avons envie de continuer sur ce chemin de l’information, un peu à contre courant, fabriquée simplement avec un camescope, des amis et de la bonne volonté (et un bon micro).
Nous avons envie de désacraliser cette information souvent trop standardisée que l’on lit et que l’on voit chaque jour.
Alors pourquoi pas créer une web télé avec des reportages sur l'actualité à Marseille, pourquoi ne pas y associer les habitants qui travaillent dans les ateliers vidéos que nous montons ici ou là ? Mais avant de démarrer cette web télé, d’ici décembre 2005, nous aimerions avoir votre avis.

Qu’aimeriez vous voir ? quel type de sujet, quelle durée, combien bien de fois par mois, par semaine seriez vous prêt à la consulter ?